Samedi 15 avril 2017 – 02h15 – Bangkok, Thaïlande

Tout commence par un repas délicieux pris dans les rues bangkokiennes suivi d'un massage thaï puis d'un bavarian donuts au Dunkin’ du coin après des dizaines d'heures de voyages sans dormir. Voiture train avion taxi métro.

Arrivée à la station d'Asok. Arrivée à Soi Cowboy. Une rue d'environ 200 mètres de long pleine de bar à filles. Il est 9h du soir. Les girls sont fin prêtes. Elles commencent à travailler. Jusqu'à la fermeture à 3h du matin.

Une publicité française est en train d'être tournée en plein milieu de la rue. Acteurs français et thaïs, caméras, talkie-walkie, opérateurs, police. Tout est paré pour le tournage.

Je ne m'en laisse pas conter et décide de débuter ma tournée de la vingtaine de bar que dénombre la rue. Je commence par un whisky à la terrasse d'un gogo. Je remarque une jolie fille au bar mitoyen. Je paie mon verre et pars la rejoindre.

Je commande un Russe Blanc et lui offre un coca. Elle s'appelle Pouille et est belle comme une déesse. Elle a 19 ans, ne parle pas un mot d'anglais. Ça commence mal.

J'offre un verre à ses amies et à la mama-san pour qu'ils me servent de traducteurs. Pouille travaille à Soi Cowboy depuis une semaine. Elle est encore vierge, n'a jamais eu de petit ami. Elle voudrait devenir institutrice. Ses parents sont séparés. Elle ne vient pas de la région de l'Isan comme la plupart des filles qui travaillent ici mais de Nakhon Sawan dans l'ouest du pays où elle vivait avec sa grand-mère. Elle a deux frère et sœur. Son père travaille à Bangkok comme vendeur de nourriture. Elle a plusieurs cousines qui travaillent avec elle dans le bar. Pour l'instant elle ne va pas avec les clients. Elle dort au-dessus du bar avec ses amies, comme c'est le cas de beaucoup de filles à Soi Cowboy. Elle n'a pas de téléphone.

La soirée avance et Pouille me propose qu'on aille dormir ensemble à mon hôtel. Simplement dormir. Pas de sexe. J'accepte. Ses amies rient et me promette de ne pas coucher avec elle car sa virginité vaut beaucoup d'argent. Au mieux me disent-elles que Pouille pourra me procurer du plaisir avec sa jolie main et moi, inversement, avec ma douce langue.

Pouille est soucieuse dans le taxi qui nous ramène à l'hôtel. Elle ne lâche pas ma main pendant les longues minutes que dure le trajet. Je n'ose tourner la tête pour la regarder. Je pense à elle, à sa jeune vie difficile de thaï qui n'a jamais eu de petit ami et se retrouve main dans la main avec un inconnu dans un taxi. Je vois qu'elle se force à bailler.

Idem une fois arrivé à l'hôtel. "Wang none" me dit-elle. "Je suis fatiguée". Elle s'assoit sur le bord du lit tandis que je pars me brosser les dents et prendre une douche. J'ai l'impression qu'elle va se mettre à pleurer.

Elle se couche toute habillée tandis que je la rejoins vêtu d'un t-shirt et d'un caleçon. Elle se serre contre moi. Je la prends dans mes bras et commence m'endormir. Au bout de plusieurs minutes, contre toute attente, elle commence me caresser le bras puis glisse sa main dans mon caleçon. Je comprends qu'elle n'a pas de temps à perdre et que dormir n'est pas sa priorité du moment. Elle a dû prendre une décision dont je ne suis pas au courant.

On continue à se caresser puis je lui enlève ses vêtements doucement. Je commence à l'embrasser partout et me rend compte que j'ai rarement rencontré une fille aussi humide. Elle est toute chaude et impatiente.

Au fur et à mesure que nous jouons, mon sexe frôle plusieurs fois sa petite chatte bien chaude. Elle me fait comprendre qu'elle veut qu'on couche ensemble, que c'est tout ce qu'elle veut. Désarçonné et préparé à passer une nuit calme, je commence à flipper. Je n'ai pas envie de lui faire perdre sa virginité. Je l'ai promis à ses amies.

Bref, je finis par céder au bout de longues minutes de palabres et de caresses plus intenses les unes que les autres. « May daï ». « On ne peut pas » dis-je ! J'ai promis à tes cousines putain ! « Daï ! » Insiste-t-elle.

Bref je finis par céder.

Trois fois.

Le lendemain matin je ramène Pouille à son bar. On convient que je passerai la voir plus tard dans la soirée.

C'est Songkran. Le nouvel thaïlandais qui dure plusieurs jours et pendant lesquels la principale occupation des gens est de s'asperger d'eau de la tête au pied.

En occident, le nouvel an correspond plus ou moins au solstice d’hiver et à l'allongement du temps de présence du soleil dans les journées, ce qui est bon pour les récoltes pour nous.

En Thaïlande, le nouvel an annonce la fin de la saison sèche et le retour de la pluie, ce qui est bon pour leurs récoltes.

Bref, c'est Songkran et je passe une bonne partie de la journée à mon hôtel à essayer en vain de dormir.

Je pars rejoindre Pouille dans la soirée à son bar. Elle ne peut pas dormir avec moi ce soir. Cela tombe bien, je suis tellement fatigué que j'ai besoin de dormir seul de tout mon soul pour récupérer. Pouille me dit d'aller la chercher à 19h le lendemain pour qu'on aille au cinéma.

Je parviens à dormir un peu.

19h. Je passe prendre Pouille à son bar. Je discute un peu avec une de ses amies qui me dit qu'elle gagne 1700€ au bar contre environ 300€ si elle travaillait dans un Seven Eleven.

Puis on se rend, Pouille en moi, au cinéma du terminal 21. Pouille est hyper tactile. Elle a toujours besoin de sentir son corps contre le mien, de me tenir la main. Comme si cela la rassurait. C'est pareil au lit, même quand on dort.

C'est là que je me dis qu'elle n'est encore qu'une enfant à 19 ans et que la vie n'est facile pour personne en ce bas monde.


Jeudi 20 avril 2017 – 04h00 – Bangkok, Thaïlande

Allongé sur le lit. Il fait une chaleur à crever. J'aimerai écrire un livre sur la Thaïlande mais je ne sais pas comment.

C'est vrai que je suis super content d'être là mais je me rends vite compte que chercher une copine ici est une très mauvaise idée. Ce n'est pas très grave. Ce n'est pas la raison pour laquelle je suis venu ici. Pourquoi suis-je venu ici d’ailleurs ?

Je n’en pouvais plus de vivre en France. J’avais besoin de faire un break, prendre du recul. Et c'est exactement ce que je suis en train de faire. Je ne pense plus à la France. Je pense à autre chose. Je me lave l'esprit oserai-je dire.

Mais Bangkok commence déjà par me sortir par les oreilles. Trop de monde, trop de pollution, trop de bruits.

J'ai besoin de nature à présent. Je décide de partir faire un petit tour de la Thaïlande en train dès que Songkran sera passé.



Mercredi 26 avril 2017 – 20h00 – Ayutthaya, Thaïlande

Visite des ruines de la ville historique d’Ayutthaya, ancienne capitale siamoise.


Samedi 29 avril 2017 – 19h00 – Khao Yai, Thaïlande

Visite du parc national de Khao Yai.


Lundi 1er mai 2017 – 11h30 – Pak Chong, Thaïlande

Dès que les nuages s'espacent quelque peu et laissent le soleil briller de tout son soul, il fait une chaleur intense, presque insupportable si je n'étais allongé à côté de la piscine dans laquelle je plonge pour me rafraichir toute les 20 minutes. La nature est luxuriante dans cet hôtel bon marché où les grillons font un bruit assourdissant. Quatre libellules se taquinent au bord de l'eau tandis que deux papillons blancs volètent tranquillement en direction de je ne sais quelle destiné magique.

Le bruit des grillons est tellement fort qu'il en devient oppressant. J'ai l'impression d'être assiégé par des milliers d'ennemis invisibles. Sentiment étrange.

Il n'y a personne dans l'hôtel. Je suis le seul client. Sensation étrange à nouveau. Même les employés semblent avoir déserté les lieux.

Le tonnerre gronde au loin. Les nuages reviennent à nouveau. Le soleil disparait. La chaleur devient plus supportable.

Je plonge à nouveau dans l'eau et revient m'allonger sur le transat. Quelques gouttes commencent à tomber. Le bruit du tonnerre semble se rapprocher.

J'hésite à aller m'asseoir sur un des bancs situés sous la pagode à côté de la piscine.

Le temps semble s'être arrêté. Tout comme le bruit des grillons qui devait être annonciateur de la pluie et de l'orage.

Quelques fruits tombent de temps en temps d'un manguier et viennent s'écraser sur les dalles blanches.

Il continue de pleuvoir sur la mare pleine de poissons qui entoure au trois quart la pagode. L'orage gronde de plus en plus. Ambiance tropicale. Les gouttes de pluie s'accélèrent et font de petites bulles magnifiques à la surface de la piscine. J'entends le bruit d'une mangue qui tombe d'un arbre. Les libellules ont disparu. Une autre mangue tombe. La vie semble si éphémère et miraculeuse telles ces bulles qui se forment et disparaissent aussitôt à la surface de l'eau.

12h30

J'ai commencé la journée d'hier par un massage thaï que j'ai vite regretté par la douleur qu'il m'a procurée. J'aurais dû choisir un massage à l’huile. Ce sera pour une autre fois.

Je suis ensuite allé visiter la petite ville de Pak Chong. "Toute les villes sont moches en Thaïlande" ai-je lu sur un forum sur internet. Je n'ai pas encore d'avis sur la question.

Je suis parti de la place du marché de nuit dont les stands commençaient à être installés avant de remonter une rue menant à la gare. La plupart des magasins étaient fermés en ce dimanche après-midi. Je me suis arrêté devant le menu situé à l'entrée d'un restaurant occidental avant de discuter avec la propriétaire des lieux. Je suis entré et ai opté pour un wrap et des frites, un repas qui ne restera pas dans mes annales gastronomiques thaïlandaises. J'ai continué à discuter avec Pam, qui parlait plutôt bien anglais du fait de ses 27 ans passés en Californie à Long Beach ; ville située à 30km au sud de Los Angeles.

Elle m'a dit qu'elle se renseignerait pour voir si je pourrais trouver du travail à Pak Chong, comme professeur notamment et qu'elle me rappellerait ce matin ; ce qu'elle n'a pas fait.

Je suis ensuite allé chez le coiffeur me faire raser la barbe et couper les cheveux.

Je suis repassé par le marché de nuit où j'ai pris un repas à emporter que je pensais manger tranquillement sur la terrasse de la piscine de l'hôtel.

C'était sans compter la présence d'une dizaine de thaïlandais qui faisait un barbecue. En temps normal, j'aurais rebroussé chemin mais mû par un récent désir de rencontrer du monde et de ne pas manquer une chance de sortir de ma solitude, je suis allé vers eux pour discuter et ils m'ont tout de suite proposé de me joindre à leur table. C'était assez cool. J'ai bien sympathisé avec une des thaïlandaises notamment. Puis, après mangé, on a fait des jeux à boire avec du whisky avant de finir quelque peu éméchés à chanter des chansons thaïs et anglo-saxonnes à la guitare.

13h00

L'orage continue de gronder et la pluie de tomber doucement. Je suis déçu de ne pas pouvoir me mettre à bronzer au bord de la piscine et me dis que je vais vite devoir reprendre mon chemin vers d'autres cieux si la météo demeure aussi peu clémente. Je commence à comprendre pourquoi mon hôtel est si désert et la piscine pleine de transats vides.

Je me rends compte aussi que je n'ai pas laissé mon numéro de téléphone à Pam et que c'est pour cela qu'elle ne m'a pas rappelé.


Mardi 2 mai 2017 – 11h30 – Pak Chong, Thaïlande

Mauvaise journée aujourd'hui.

Je me sens seul.

Je suis allé voir ce matin pour le travail dont m'avait parlé Pam mais comme je m'en doutais cela n'a rien donné.

Il fait un temps magnifique en cette fin de matinée.

Grand ciel bleu.

Je me suis renseigné pour les horaires de trains, aussi, et c'est assez mauvais, aussi. Le seul train pour Nong Khai part à 22h10 et arrive à 4h15 du matin. Mais je n'ai pas le choix. L'inactivité et la solitude commencent à me peser. Il est temps que je décampe et parte à la recherche de nouvelles aventures.

J'envoie un message à Pouille via Facebook et traduit grâce à Google : "Tu me manques beaucoup. J'aimerai être avec toi. Je pense à toi souvent. J'espère revenir bientôt te voir. Passe une bonne journée mon amour ! Je t'aime fort !"

Me répondra-t-elle ?

16hoo

Le moral est de retour. Ma décision de partir pour Nong Khai demain m'enchante. J'ai fait quelques recherches sur cette ville et repéré deux hôtels près de la gare qui pourraient m'accueillir. J'en ai même repéré un avec piscine mais il risquerait de faire exploser mon budget.

21hoo

En sortant de l'hôtel de Pak Chong, j'aperçois qu'un accident de la route vient de se produire. Deux corps sont étendus sur la route. Sont-ils encore en vie ? Une voiture de police et une ambulance sont sur les lieux ainsi qu'un attroupement de quelques personnes.

Je me rappelle que la vie est courte et qu'il faut en profiter au maximum.

Pour m'apaiser l'esprit et me remettre de mes émotions, je m'offre une séance de massage à l’huile d'une heure et demie ainsi qu'un festin de roi au restaurant du coin : de la viande de crocodile frit aux oignons et une grande bouteille de bière Chang. Mon budget de la journée ainsi qu'une partie de celui de demain y passe. Tant pis. La vie est courte. Dieu seul sait de quoi demain sera fait.


Mercredi 3 mai 2017 – 17h45 – Pak Chong, Thaïlande

Nouveau jour de blues. Je ne sais pas pourquoi. La solitude je pense. Ou l'inactivité. Ou bien les deux.

Peut-être faudrait-il que j'organise plus mes journées.

Mon récit de voyage en Thaïlande se transforme en voyage intérieur et en crises de doutes existentiels.

Demain j'arrive à Nong Khai à 4h15 du matin à moins que le train ait du retard. L'idéal serait d'aller directement à l'hôtel qui me semble le plus intéressant, à savoir l'E-San Guesthouse. Au pire si tout est fermé et qu'il n'y a pas de tuk-tuk, je peux dormir une nuit à l'hôtel situé en face de la gare même si les prix sont beaucoup plus élevés. À noter que le soleil se lève tôt ici : 5h50.

A voir sur place, il y a le marché Tha Sadet et le musée de Nong Khai.

Au niveau des bars à filles, il y a selon le site internet de Redcat : « deux zones situées à seulement 5-10 minutes à pied (ou à 1 minute par moto) l'une de l’autre.

La première zone se trouve à Rim Khong Alley juste derrière Promenade de la rivière Mékong. Il y a quatre bars en un seul endroit et un autre à 50 mètres en bas de la ruelle.

Anchor Bar est relativement petit, mais très propre, bien géré et avec les plus belles filles.

La seconde zone a plus d’une douzaine de différents bars à filles, tout le long de Soi Nitapat.

Malheureusement, la quantité et la qualité ne sont pas toujours au rendez-vous.

Le Candy Bar est parmi les meilleurs sur cette rue avec la plupart des filles qui ont moins de 30 ans, ce qui est étonnamment rare pour les lieux. 

On dirait que les plus attrayantes préfèrent travailler à Udon ou si elles sont vraiment diligentes à Bangkok, Pattaya et Phuket.

La plupart des filles dans ces bars sont à la retraite.

Beaucoup de ces bars sont si peu fréquentés qu’ils ferment vers minuit. »


Mercredi 3 mai 2017 – 21h45 – Pak Chong, Thaïlande

Gare de Pak Chong. Les grillons et quelques grenouilles donnent de la voix dans la nuit thaïlandaise. Un moine bouddhiste dort allongé sur un banc, enroulé dans un drap orangé. Le son d'un harmonica semble sortir de nulle part. Une clocharde donne à manger à son chien tandis que deux amis discutent tranquillement autour d'une grande bouteille de bière Chang.

Le son de l'harmonica revient, accompagné du jappement de quelques chiens. On croirait entendre Bob Dylan dans la nuit thaïlandaise.

Une maman tente de dormir en attendant le train, assise sur un banc avec ses deux enfants. Il fait chaud. Très chaud. Elle bat du pied de sa claquette. Quelqu'un tousse au loin et ne s'arrête plus. Une femme parle au téléphone.

Normalement le train arrivera d'ici quinze minutes sur le quai numéro deux. J'ai réservé une place en seconde classe, avec l'air conditionné.

Je repense à Pouille et me demande pour la millième fois si je lui manque.

Une cloche retentit. Un chien aboie à nouveau. Un scooter passe.

Je me sens vraiment bien dans la tiédeur de la nuit thaïlandaise. Je ne sais pas pourquoi. Est-ce le fait de partir pour de nouvelles aventures ? Est-ce la nouveauté de ce moment présent ?

Un bruit d'alarme retentit. La maman se retourne sur son banc. Une voix annonce l'arrivée du train en provenance de Bangkok et à destination de Nong Khai ainsi que les gares qu'il va desservir.

Le train semble à l'heure.

Je monte dans un wagon, le numéro 3. La scène est surréaliste. Tous les gens sont drapés de la tête au pied d'une couverture blanche et tente de dormir. On dirait une cohorte de fantômes.

Je tends mon billet au contrôleur qui me montre ma place et me distribue aussi une grande couverture blanche.

Je suis mal tombé. A côté de moi une énorme femme au visage peu commode semble s'étaler sur les deux places côtes à côtes. Devant, des occidentaux ont rabaissé leur siège au maximum vers l'arrière.

J'essaie de me faufiler à ma place et de ne plus bouger. Le trajet est sensé durer 6 heures. Je sens qu'il va être long.

22h30

Je sais que je ne vais pas arriver à dormir. Je n'essaie pas.

Je repense à une nouvelle que j'ai lue récemment dans les journaux. Un accident de train a fait plus de 140 morts en Inde. Je repense aussi à l'accident de la route qui s'est produit devant mon hôtel. Je repense à l'inexorabilité du destin et à notre impuissance fondamentale face à lui. Je n'ai pas peur de mourir. Cela n'est pas quelque chose que je maitrise. A quoi bon m'en inquiéter ?

Savoir que je vis peut-être mes derniers moments à chaque instant me fait par contre relativiser et voir la vie d'une façon différente. Que cela doit-il changer pour moi ? Etre plus conscient à chaque instant du caractère éphémère de toutes choses ?

Puis je repense à l'impermanence bouddhiste. Le fait qu'aucune chose n'existe en soi mais que tout est mouvement et enchainement de phénomènes.

Rien n'existerait en soi.

Je n'existe pas en soi. Où commence mon corps ? Ou finit-il ? A partir de quel moment peut-on dire que la nourriture que j'avale devient partie de moi ?

J'existe. Mais je n'existe pas en soi. J'existe en tant que phénomène mouvant relié au Tout et évoluant en permanence. Mais je n'existe pas en tant qu'individu unique et séparé du reste des choses de l'univers.

Tout est en perpétuel mouvement.

A partir du moment où je n'existe pas en soi, je ne peux plus mourir. Mon soi ne peut plus cesser d'exister vu qu'il n'existe pas.

Cette notion me rassure. Elle me rassure sur la mort et beaucoup d'autres choses. Elle fait tout relativiser.

Tout sauf mon problème du moment : Je n'ai pas de chance d'être tombé à côté d'une grosse qui prend toute la place !

Il est 23hoo. Plus que cinq heures de trajet !


Jeudi 4 mai 2017 – 06h30 – Nong Khai, Thaïlande

Je suis arrivé à Nong Khai par le train vers 4h45 puis suis allé m'installer dans la E-San Guesthouse avant de faire une petite visite de la ville, le long du Mékong.

Je suis épuisé mais je commence tout de même à préparer mon programme pour la suite.

J'ai pris quelques informations pour aller à Vientiane.

1200 baths pour le visa laotien
2000 baths pour le visa thaï
1000 pour la journée
1800 au cas où
6000 au total

Je vais exploser mon budget.

Je ne sais pas quoi faire.

Je crois que je vais partir au plus vite pour Vientiane et renouveler mon visa.

J'aviserai ensuite.


Jeudi 4 mai 2017 – 16h15 – Nong Khai, Thaïlande

Et là, c'est le meilleur moment de tout mon voyage.

J'en ai marre d'aller mal et de souffrir.

J'ai compris que le problème vient de deux choses.

La première est que j'ai arrêté mon traitement pour la bipolarité pendant mon voyage. Grave erreur. Je me sentais tellement bien que j'ai balancé tous mes médicaments à la poubelle.

La deuxième erreur vient du budget que je me suis fixé. 1000 baths par jour est beaucoup trop peu. Du coup, je garde le même budget mais pour une durée beaucoup plus courte. Plutôt que de repartir dans trois mois, je vais revenir en France dans 24 jours. Cela me fend le cœur mais c'est probablement la meilleure chose à faire. 24 jours pour terminer mon livre.

Du coup, là, c'est l'extase la plus totale. Je voudrais que ce moment dure des siècles et des siècles. Une éternité. Je ne pourrais me sentir plus heureux.

Mon budget est multiplié par 4,5. Je passe de 1000 baths par jours (27€) a 4500 baths par jours (120€).

C'est une différence exponentielle.

La première chose que je fais est de retirer 4500 baths au distributeur et d'aller au lady bar le plus proche. Il s'agit du Jimmy’s bar. Je commande un Jack Daniels puis une grande bière.

La fille au bar est la plus jolie fille que j'ai vue de toute ma vie. J'en oublierai presque Pouille.

A partir de ce moment, je ne sais plus quoi penser. Qu'est ce qui est mal ? Qu'est ce qui est bien ?

Elle est sexy comme jamais. Je suis en manque de sexe comme jamais. Je suis tellement heureux que j'essaie de repousser ce moment à l'infini. Je vais la manger comme jamais. Le meilleur moment dans l'amour est quand on monte l'escalier disait Clemenceau. Je suis au beau milieu de l'escalier et souhaiterai y rester pour l'éternité. Je ne veux plus bouger d'une marche.

Je commande une autre bouteille de bière Chang.

Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas fait l'amour que je ne voudrais pas que tout se termine en quelques minutes même si c'est ce qu'il risque d'arriver.

Je la mange du regard. Je la mange avec les yeux. Je la mange avec mon sexe, à distance. Je lui mange la bouche. Je lui mange les joues. Je lui mange les seins. Je lui mange les bras. Je lui mange la chatte. Je commence à tremper mon biscuit en elle. Tout doucement. Juste le bout du gland puis je commence à y aller plus profondément. Elle mouille. Je la retourne. Je la prends en levrette. Je lui mets un doigt dans les fesses. Elle pousse un petit cri de joie. Je continue de la pénétrer en la tenant par les cheveux. Elle crie de plus en plus. Je lui lance une petite claque sur les fesses. Puis une deuxième. Je suis en feu. Elle est trop bonne. J'ai envie de la défoncer toute la nuit.

Je suis au summum du bonheur.

J'en suis là de mes fantasmes préfiguratifs quand un australien moustachu commande un paquet de cigarettes au bar. Il m’en offre une et me raconte qu'il vient quatre fois par an en Thaïlande ; et qu'il a déjà été marié à deux thaïlandaises. Il y a laissé à chaque fois une ferme, une voiture et une autre chose dont je ne parviens pas à me souvenir. Je commence à être trop "mao", trop saoul.

Je savoure ma cigarette et la fin de ma bière en admirant la bouche de ma future dulcinée. Elle est magnifique.

J'ai envie de la prendre sur le champ. Lui arracher sa robe et l'enfiler comme ça, sans rien lui demander.

Elle n'ose pas me regarder dans les yeux. Elle esquive mon regard à chaque fois. Sa bouche est somptueuse. Je ne pense pas qu'elle me sucera mais ce n'est pas grave.

Ses cheveux m'excitent au plus haut point. Se laissera-t-elle prendre en levrette ?

Je commence à reparler a l'australien mais je ne comprends plus qu'un mot sur cinq de ce qu'il me dit. J'abandonne poliment la conversation et retourne à mon verre, bientôt terminé.

Je me demande s'il est temps de partir avec ma bien aimée. Mon dieu, Faite que ce moment ne s'arrête plus et dure une éternité.

Mon élue me regarde en coin et nous nous sourions mutuellement. Elle prépare un whisky thaï pour la copine de l'australien.

Je crois que le moment est venu de partir. Je la regarde une dernière fois. Elle sourit. Elle est vraiment trop belle. Elle continue de sourire.

Je me reconcentre sur mon sujet.

Lui dire : "ok on y va." L'emmener à l'hôtel. Prendre une douche. Arriver nu devant elle, bandant comme jamais. Lui enlever ses vêtements. Soulever sa robe et lui retirer sa petite culotte. Voir qu'elle mouille. Lui sourire. Rire ensemble. L'embrasser sur la bouche. L'embrasser dans le cou. Lui embrasser les seins. La toucher. Partout. Encore et encore. La caresser. Partout. Encore et encore. Lui embrasser le saint des saints. Lui glisser un doigt. La regarder dans les yeux. Rire encore. Commencer à lui glisser mon biscuit. Le bout de mon gland. Y aller de plus en plus fort. La retourner. La prendre en levrette. Elle dit non. Je dis oui. Lui caresser les fesses. Le trou du cul. Lui glisser délicatement un doigt. Continuer à l'enfourcher. Lui prendre les seins. Prendre mon temps. Le plus de temps possible. Rester une heure en elle. Deux heures. Un siècle. Une éternité. Puis y aller de plus en plus fort.  Retenir le plaisir final le plus longtemps possible. Essayer de lui donner un orgasme !

Je ne louperai aucune miette.

Deux heure plus tard, quelle n'est pas ma surprise de me réveiller dans un lit en sa compagnie.

L'expérience n'aura duré au final que quelques minutes, comme je l'avais redouté.

Elle a commencé par me sucer comme jamais je n'avais été sucé puis au bout de cinq minutes j'ai jouis de bonheur dans sa bouche.

Que dire de plus ?

Ça a été fantastique, malgré le peu de temps que cela a duré. J'ai pris mon pied comme jamais.

Un bonheur indicible.


Vendredi 5 mai 2017 – 18h30 – Nong Khai, Thaïlande

Pour ma seconde nuit en compagnie de ma dulcinée, je me réveille à 2 heures du matin. J’ai l’impression d’être en plein après-midi et que l’on a dormi plus de douze heures d'un long et profond sommeil.

Je lui dis au revoir puis je rentre dans la nuit thaïlandaise en longeant le Mékong. Je croise un groupe de thaïs alcoolisés. Ils me proposent de la tequila. "No thank you". Ils rigolent. Je poursuis ma route jusqu'à la guesthouse puis je me couche.

Je me réveille à 9h. Je prends un tuk-tuk jusqu'au pont de l’Amitié. Un taxi m’emmène à la frontière laotienne et ensuite à l'ambassade thaïlandaise de Vientiane où je peux faire une demande de visa.

Je réserve une chambre à l'hôtel en face puis je vais manger des spaghettis à la bolognaise et un club sandwich. Je fais un massage à l'huile avant d'aller me promener dans la ville.

Je croise un chauffeur de tuk-tuk qui me propose de l'herbe et de la cocaïne ; à moins que cela ne soit de l'héroïne, je ne me rappelle plus.

Le plus drôle c'est que quelques temps après, j’entre dans un magasin pour acheter un peigne. Je montre mes cheveux en disant "hair" à la vieille grand-mère qui tient l'endroit et elle me sort un énorme sachet de marijuana. Elle avait dû comprendre "herb".

Je continue de discuter avec le chauffeur de tuk-tuk qui me propose d'aller voir des filles. Il me dit que les vietnamienne sont très chaudes mais que les laotienne sont plutôt froides. Il joint les mains et dit "paputchatcha", ce qui veut dire "bouddha". Apparemment les filles du pays sont un peu trop saintes à son gout.

Après une quinzaine de minutes, nous arrivons au bordel qui ressemble à tout sauf à cela. Il est situé dans une rue commerçante entre des restaurants et des bars, à la vue de tous. Nous rentrons à l'intérieur. L'endroit est très sombre. Un peu sale. Trois jeunes filles sont en train de regarder une émission télévisée sur un téléphone. Elles rient de bon cœur devant l'écran. L'une a un très joli sourire qui disparait dès qu'elle me voit. Je ne comprends pas pourquoi. Elle fait très jeune et est très jolie.

Une autre très jolie fille vient nous rejoindre et nous demande ce que l'on veut. On s'assoit à une deuxième table située sur la droite de l'établissement tandis que l'on aperçoit un peu plus loin sur la gauche des filles qui sont en train de dormir sur des lits à même le sol, cachés derrière un rideau.

Nous commandons deux grandes bouteilles de bières et un seau de glace.

Laquelle préfères-tu me demande le chauffeur de tuk-tuk. Je lui indique la fille au joli sourire. Il lui adresse la parole et elle vient s'asseoir à côté de moi. Elle est très belle. S’en suit alors les négociations pour savoir quel prix nous conviendra tous les deux. « Quatre cent mille » dit-elle. « Trois cent mille » je réplique. Elle sourit et attend patiemment. « Trois cent cinquante » finit elle par répondre. Je réfléchis. Cela fait 40 euros. 1500 baths. Ok finis-je par lâcher.

19h00

A présent, il est 19h. Le soleil orangé s'est lentement couché tandis que le marché nocturne s'ouvre sur les bords du fleuve magique.


Samedi 6 mai 2017 – 11h00 – Vientiane, Laos

Terrasse d'une des piscines de l'Hôtel du Soleil Doré à Vientiane.

Il fait très chaud. Le soleil tape comme jamais en cette fin de matinée laotienne.

Le moindre nuage qui passe est une bénédiction pour la fraicheur que son ombre apporte.

Je suis allongé sur un transat à côté d'une jeune et grosse occidentale. Peut-être une allemande. Ou une américaine. Son gabarit change de la silhouette de la laotienne moyenne. Elle est en train de lire 50 nuances de Grey.

Les nuages commencent à se faire un peu plus présents.

14h00

Entrée du Musée National Laotien. Orage. Il pleut à verse. Le tonnerre gronde de toutes ses forces.

Je suis bloqué sous les arcades du musée en compagnie d'un jeune couple de chinois qui passe son temps à prendre un maximum de photo dans toutes les postures et sous tous les angles.

Je me sens déprimé aujourd'hui.

19h00

Je suis allé manger un hamburger infect dans un restaurant immense par sa taille mais quasiment vide de clients. J'aurais dû me méfier.

Puis je suis allé dans un salon de massage. Massage à l'huile.

Puis je suis rentré à l'hôtel faire une sieste et je suis revenu au salon pour un massage des pieds cette fois ci.

Pendant ma sieste, j'ai réfléchi au concept de pensée compulsive développé notamment par Eckhart Tolle, auteur dont on trouve, et cela m'a fait beaucoup rire, des t-shirts au marché de nuit de Vientiane et sur lesquels sont inscrits quelques-unes de ses maximes.

Pendant ma sieste, je me suis rendu compte que je n'arrêtais pas de réfléchir en boucle et cela m'a fait du bien d'en prendre conscience. Cela a arrêté l'enchainement sans fin de mes pensées et je me suis senti d'un coup beaucoup plus détendu.

Diner dans un excellent restaurant français. Pavé de bœuf. Délicieux.


Dimanche 7 mai 2017 – 05h30 – Vientiane, Laos

Je me lève aux aurores et pars nager dans la piscine pour bien me réveiller.

Petit déjeuner copieux à base d'œuf, de saucisses, de céréales, de café, de toast et de jus d'orange.

Je me recouche et dors jusque 11h30

11h30

Je me sens toujours aussi déprimé.

Il ne me reste plus qu'à essayer l'acceptation.

Je suis bipolaire. Mon moral n'est pas souvent au beau fixe. C'est la vie. Il faut l'accepter.

Je compte un peu aussi sur l'effet magique des pilules antidépressives que je vais essayer de trouver a Bangkok.

14h00

Bronzette pendant une heure au bord de la piscine du 3e étage.

Puis je vais manger un émincé de porc avec riz et feuilles de je ne sais quelle herbe.

Puis massage de pied.

Vientiane est la capitale la plus étrange que je connaisse. Tout y est si calme. Les rues sont quasiment désertes, les restaurants et les magasins vides. Et la moitié des gens que l'on croise dans la rue, ce sont des occidentaux.

L'acceptation et la prise de conscience de la pensée compulsive m'apaisent beaucoup aujourd'hui. J'espère que cela durera.

15h00

Fin du massage de pied. Le meilleur que j'ai eu depuis que je suis en Asie. 

16h45

Je me suis renseigné sur internet et j'ai vu qu'ils faisaient des massages avec fin heureuse au Vientiane Plaza Hôtel.

Je prends un tuk-tuk pour y aller. Une vingtaine de filles en mini jupes orange attendent dans une petite pièce. Je choisi un massage à 130.000 kips pour une heure puis on me demande quelle fille je souhaite prendre ? Bien entendu, je sélectionne la plus jolie. Elle m’emmène dans une petite pièce pour un mini sauna puis me fait un massage à l'huile. Au bout d'un moment elle me dit que c’est 200.000 pour une fin heureuse à la main et 400.000 pour "boom-boom". Je choisi la seconde option. Elle enlève sa jupe orangée et se met toute nue. On discute un peu. Elle me dit qu'elle est vietnamienne. Puis nous faisons ce que nous avons à faire.

17hoo

A présent, je suis bien détendu en train de me faire bronzer au bord de la piscine du rez-de-chaussée. Un ado néo-zélandais déjanté aux cheveux longs et ressemblant autant à un garçon qu'à une fille joue dans l'eau. Son père, assis à l'ombre, ressemble, lui, à Brad Pitt.

Le soleil cogne gentiment en cette fin d'après-midi laotienne. Je me sens serein et apaisé. L'ado parle à son père en anglais. Il continue à jouer seul dans la piscine. On entend le bruit d'un oiseau, des moteurs de voiture et de scooter, des voix laotiennes venant du bâtiment d‘à côté. Une petite fille crie au loin. Le son d'une scie électrique se fait percevoir. C'est un moment bizarre, à la fois paisible et bruyant.

L'ado sort de la piscine, se noue une serviette autour de la taille et enlève son maillot de bain avant de le donner au sosie de Brad Pitt qui l'essor.

Je pense à Pouille qui n’a pas répondu au message que je lui ai envoyé sur Facebook tout à l'heure.

Une énorme bande nuageuse vient ruiner mes espoirs de bronzette en cette fin d'après-midi.

L'ado androgyne s'est rhabillé d'un short noir et d'un t-shirt sans manche vert. Il a enturbanné une serviette autour de ses cheveux longs. Son père vient s'asseoir à ses côtés sur un transat. Un laotien sort la tête du bâtiment d'à côté et parle à l'employée de l'hôtel balayant les escaliers.  Elle rigole. Puis se met à chanter d'une voix douce et délicieuse. L'ado tend alors la main à l'employée pour lui dire au revoir car il part au Cambodge ce soir avec son père. Elle lui serre la main. Il lui embrasse les doigts. Drôle de rencontre entre un ado déjanté occidental et une employée d'hôtel laotienne. Il la prend dans les bras. Elle ne semble pas très à l'aise mais continue de sourire. J'aimerai qu'elle se remette à chanter de sa voix douce et délicieuse.

Le soleil voilé par les nuages me fait penser au rond blanc qui se trouve au centre du drapeau laotien.

Selon Wikipédia, la couleur rouge du drapeau représente le sang versé pour l'indépendance, et le bleu représente le Mékong. Le disque blanc symbolise la Lune au-dessus du Mékong.


Lundi 8 mai 2017 – 11hoo – Vientiane, Laos (J-20)

Terrasse de la piscine du 3e étage de l'hôtel du soleil doré de Vientiane.

Je suis triste qu'il ne me reste plus que 3 semaines de voyage. Je me voyais rester une éternité en Asie mais ainsi va la vie.

Mon programme est de passer prendre mon visa à l'ambassade à 13h30, prendre un taxi jusqu'à la gare la plus proche, monter dans le train de 17h et arriver le lendemain matin à Bangkok.

Sans raison, je me mets à bander sur le transat. Je pense à Pouille et à nos retrouvailles. Peut-être ne voudra-t-elle plus de moi. Peut-être que si.

Il faudra que je prenne tout mon temps, que j'y aille tout doucement. Savourer chaque instant.

12h30

Café Sinouk, dans la rue de l'ambassade de Thaïlande à Vientiane.

Je suis un peu stressé par le fait de savoir si mon visa va être refusé ou non.

J'ai commandé un club sandwich et un coca. Quatre asiatiques, probablement des japonaises, sont assises à ma gauche. Deux ont commandé un sandwich, l'une un plat de pâtes aux fruits de mer et la dernière une salade. Elles n’arrêtent pas de rigoler. A ma droite est assis ce qui semble aussi être un japonais. Il regardait un épisode des Simpson sur un MacBook Air quand je suis arrivé mais travaille à présent sur la construction d'un site internet pour une entreprise de cosmétique de Vientiane. On peut lire sur son écran :

"Facebook
B-ladies cosmetics
Opening event
For the person living in Vientiane only"

Le club sandwich est très bon. Pain de mie, jambon, emmental, pain, salade, tomate, concombre, mayonnaise puis pain à nouveau. Le tout coupé en quatre triangles chacun maintenu par un cure dent.

J'hésite à commander un autre plat mais cela ne serait pas raisonnable. J'ai déjà presque dépensé l'intégralité de mon budget d'aujourd'hui et de demain. On a qu'une seule vie et elle est courte mais pour la première fois depuis le début de mon voyage je fais preuve d'un peu d'économie.

14h45

Gare de Thalaneng, Laos.

J'ai réussi à avoir mon visa a l'ambassade où j'ai rencontré deux françaises très sympa. J'ai pris le taxi jusqu'à la gare, où je suis actuellement.

Mon train part à 17h30, arrive à 17h45 à Nong Khai puis je dois prendre un autre train à 19h10 qui arrive à 6hoo du matin à Bangkok.

"I'm coming home, i'm coming home. Tell the world i'm coming home"

Je suis heureux comme tout.

Les retrouvailles vont être chaudes j'espère. Vu ma malchance, Pouille ne travaillera pas ce jour-là. Ce qui serait tout de même une bonne chose car cela me permettrait d'économiser un peu d'argent. Par contre si elle travaille, ça sera la fête.

Imaginons la scène. J'arrive dans Soi Cowboy. Et là, il faudra profiter de chaque seconde le plus possible. Se rappeler qu'il s'agit du meilleur moment. Se rappeler que la vie est courte et difficile et compliquée. Se rappeler que cet instant est unique et plein d'une puissance incomparable.

J'arrive dans Soi Cowboy donc. Ambiance rouge et explosive. Je m’assieds à la terrasse de l'Afterskool Bar. Je demande à voir Pouille. Grosse retrouvaille. Gros sourire. Je lui offre un verre. Et là, il faut faire durer le plus possible ce moment. Profiter de chaque seconde. Puis y aller. Attendre qu'elle se change. Traverser Soi Cowboy. Prendre le métro aérien s'il y a des embouteillages. Prendre un taxi-mini-van. Arriver dans la chambre. Prendre une douche. La retrouver dans le lit en train de regarder une vidéo sur son téléphone. L'embrasser. La caresser. Profiter de chaque seconde qui passe. Glisser un doigt dans son entrecuisse humide. Tremper doucement le bout de mon gland. L'embrasser. Y aller tranquillement. Puis m'enfoncer de plus en plus en elle. M'immobiliser. Rester une minute en elle sans bouger. Profiter de chaque seconde. Puis accélérer progressivement. L'embrasser partout. Dans le cou. Sur les joues. Sur la bouche. Puis la retourner. Continuer à la caresser. Retremper doucement mon biscuit en elle. En levrette. Admirer ses jolies formes. M'immobiliser. Rester en elle une bonne minute sans bouger. Puis réattaquer progressivement. Y aller de plus en plus fort. Essayer de lui donner le plus de plaisir possible. Observer ses réactions, ses mouvements. Profiter de chaque seconde. Profiter de chaque espace de son corps. Profiter de chaque sensation de moi en elle.

18h00

Gare de Nong Khai, Thaïlande.

L'hymne thaï retentit. Tout le monde se lève et se tient bien droit. Les policiers se mettent au garde à vous, la main droite en visière au bord de la tempe.

La traversée de la frontière en train au-dessus du Mékong n'aura duré que quelques minutes. Me voici à présent à attendre le second train qui arrive dans une heure environ.

La différence entre le pauvre Laos et la riche Thaïlande est saisissante. Au Laos la gare était quasiment vide, là elle est presque pleine. Un seul magasin où se restaurer à Thalaneng. Une dizaine d'échoppes a Nong Khai et tout autant de tuk-tuk à attendre devant l'entrée là où il n'y en avait pas un seul au Laos.

Scène assez surréaliste quand je suis au guichet pour demander sur quel quai partira mon train : un moine derrière moi me tape sur l'épaule et me demande de le laisser passer. Il n'a pas l'air très commode et c'est à peine s'il ne me pousse pas du bras pour prendre ma place et acheter un billet.

Je le laisse passer. Il a une sale tête. Je me rappelle que les moines en Thaïlande ont certains privilèges par rapport au reste de la population. Probablement que celui de les laisser passer dans les files d'attentes en est un. Et le droit d'avoir un air vindicatif et méprisant, un autre.

19h30

Le train de nuit pour Bangkok vient de partir. Il fait un froid atroce dans le wagon air-conditionné.

Je prends un diner de porc émincé avec riz et œuf au wagon restaurant et discute un peu avec un moine qui, pour le coup, est très cordial.

Je retourne au wagon. Un employé est en train d'installer les couchettes, mettre les draps et les oreillers. Rassasié, j'ai hâte de me blottir dans mon lit et de me réveiller à Bangkok demain matin.

21h00

Allongé dans ma couchette, je ne parviens pas à dormir. Je me demande si j'arriverai à trouver le sommeil avant d'être à Bangkok.

Je ne sais pas quoi faire. Je m'ennuie. Je repense à une fille de Soi Cowboy que j'ai rencontré peu de temps avant Pouille au Dundee Bar. Elle était très belle, chaude et sexy.

Je me demande si elle acceptera de coucher avec moi. Si elle dit oui, je crois que je la prendrai pour un short time. Elle est un de mes fantasmes absolus.

J'imagine la scène. Pouille n'est pas à Soi Cowboy pour une raison quelconque. J'en profite pour aller voir mon fantasme. Tout excité par ses bagues aux dents et son sourire ravageur, je lui demande si elle est partante pour venir avec moi et se faire sodomiser. Elle accepte sans hésitation.

On part pour ma résidence. Bien chaude, elle est d'accord pour qu'on prenne une douche ensemble. Ni une ni deux, elle commence à me sucer sous l'eau tandis que je la caresse de toute part. Je lui dis de se mettre face contre le mur et commence à la prendre en levrette. Elle est très humide. C'est un plaisir total de plonger en elle et de me laisser chavirer par les émotions. Elle se retourne et me demande de l'embrasser là où cela fait beaucoup de bien. Je m'exécute instantanément. Prise par ses instincts de dominatrice, elle m'attrape la tête et me la plaque contre son sexe. Elle commence à me donner des petites claques sur les joues et à se toucher les seins. Son plaisir est immense.

Je la prends par la main et l'emmène sur le lit où je lui dis de se mettre à quatre pattes. Tandis que je l'enfourche, elle pousse un petit cri. Je lui enfonce un doigt dans les fesses. Nouveau petit cri. Je sors le lubrifiant et m'en imbibe le membre avant de me remettre au travail, par derrière cette fois-ci. La sensation est fantastique. Je commence à là limer de plus en plus fort, de toute mes forces. Je ne me contrôle plus. Elle pousse un dernier cri. Je comprends qu'elle a jouit. Je continue de plus belle. Je sens que je vais bientôt venir. Je sors rapidement d'elle, la met à genoux sur le lit et commence à me masturber devant son visage. Elle rigole comme jamais. Je n'en peux plus et me vide totalement sur elle, sa bouche grande ouverte, sa langue tendue et son appareil dentaire.

22h00

Toujours impossible de fermer l'œil. Je sors de ma couchette et pars prendre un frappé au chocolat au wagon restaurant.

Je m'interroge sur ma solitude et mon incapacité à rencontrer des gens. Je me dis que cela changera peut-être si je parviens à devenir écrivain, que j'aurais alors une meilleure estime de moi, plus de facilité à m'ouvrir aux autres et moins peur de leur regard.

5h00

La nuit a été courte mais bonne. Un froid glaçant règne dans le wagon.

On arrive doucement dans Bangkok. Je suis aux anges.


Mardi 9 mai 2017 – 10h30 – Bangkok, Thaïlande (J-19)

À présent, il s'agit de savourer chaque instant. Nous y voilà.

Je suis assis dans ma chambre sur mon lit en tailleur tandis qu'un employé de la résidence répare une fuite dans la salle de bain.

Il fait chaud, très chaud.

Je commence à imaginer la scène.

J'arrive à Soi Cowboy vers 17h. Je vais jouer un peu au billard au Corner Bar jusque 19h. Je pars prendre un verre à l'Afterskool ensuite. Je rejoins Pouille qui, j'espère, sera contente de me revoir. Et c'est là qu'il faut profiter de chaque instant encore plus. Les retrouvailles. Les sourires. Les regards. Puis on part pour ma résidence. Une fois dans la chambre on commence à faire l'amour. J'espère qu'elle sera chaude et humide comme jamais. J'espère que l'on restera des heures l'un dans l'autre.

16h00

J'envoie un message a Pouille via Messenger :
- Je suis arrivé à Bangkok ce matin. Veux-tu me voir ?
- Where now
- Soi Cowboy, in 30 minutes
- Ok
- Ok

A présent, j'essaie de me concentrer encore plus sur le moment présent.

Je prends un mini-van jusqu'au métro-aérien. Dans le BTS, je regarde attentivement chaque personne comme s'il y avait quelque chose d'incroyable qui se passait.

J'arrive à Soi Cowboy, devant l’Afterskool Bar et là c'est la déception la plus ultime. Pouille me regarde à peine. Elle ne sourit pas, n'a pas l'air contente de me voir. Je suis dégouté. Elle me dit qu'elle a ses règles et qu'elle part 4 jours dans sa famille. Il faut qu'elle aille travailler. « Bye bye » Me dit-elle !

Je reste scotché. Et sans voix. Comment peut-elle me faire ça? Pas de cette façon. Pas comme ça.

Je dis "ok bye bye" et elle disparait dans son bar au vitre teinté.

Je ne sais plus quoi penser et vais me bourrer la gueule au Corner Bar.

19hoo

Une dizaine de partie de billard, un Johny Walker Red et quelques bières plus tard, je reçois un message sibyllin de Pouille : "do not come to me at the bar. I go to the room where you are tomorrow".

Je réponds "ok" même si je ne sais comment interpréter le message. A quelle heure viendra-t-elle et pourquoi ?

Je commence à être bien bourré et saoulé de cette histoire. Je ne sais plus quoi penser. Je commande un burger et finit ma bière. Lassé, je rentre chez moi. Il est 19h30.

Je suis très énervé, pour ne pas dire plus. Je gâche une soirée à Soi Cowboy sachant que demain tout sera fermé car c'est un jour férié bouddhiste.

Me voilà dans le métro aérien à l'heure de pointe complètement bourré et excédé. Je ris un peu quand même de ma malchance et de mes fantasmes qui tombent à l'eau. D'ailleurs, je me souviens de mon second fantasme à dents baguées. Je sors illico du métro aérien à la première station et retourne à Soi Cowboy. Il n'y a pas moyen que je gâche une soirée là-bas. J'y retourne et m'apprête à moins boire de bière si je ne veux pas finir la soirée dans un sale état avant 22h.

20h00

Me revoilà à Soi Cowboy au Dundee Bar. Je commande un Kalhua. La fille que j'avais repérée la dernière fois n'est pas là. Décidément, je suis maudit. Tout tombe à l'eau. Je me retrouve dans ce bar totalement déprimant à me faire dévisager par une dizaine de filles qui ne plaisent pas. Je suis dans la merde. Je ne sais plus quoi faire. Attendre une heure que la fille que j'avais repérée apparaisse ? Changer de bar ? Rentrer dormir ?

J'en profite pour laisser l'alcool se diluer tranquillement dans mon sang. Je me sens redescendre petit à petit. C'est de bon augure.

J'apprends de la mama-san que la fille que je recherche ne travaille plus ici et qu'elle est partie avec un homme âgé.

Mon dépit ne fait que s'accentuer. Que faire ? Ok je vais faire confiance à Pouille et l'attendre toute la nuit et tout la journée du lendemain. Quelles sont mes alternatives ? Chercher une autre fille ?

Je suis stupide mais je vais laisser à Pouille une dernière chance.

20h30

Me revoilà à nouveau dans la cohue du métro aérien à l'heure de pointe. Je suis tellement dépité.

Me retrouver entassé comme une sardine après tant de fantasmes. Cela en devient risible.

A présent, j'aimerai avoir le moindre espoir quant à la venue de Pouille mais je suis trop dégouté pour cela.

Premièrement, je ne crois pas qu'elle viendra. Et deuxièmement, même si elle vient, je ne pense pas que cela se passera bien.

J'essaie de voir le côté positif et me dit que toute cette histoire me fera économiser de l'argent que je pourrais dépenser plus tard.

Je suis tellement dépité.

Je n'arrive pas à me faire sortir Pouille de la tête. J'ai tellement la haine.

00h15

Pouille m'envoie un message pour savoir si elle peut venir. Je lui dis ok. Elle vient. Nous faisons l'amour. Nous dormons ensemble puis elle part vers sept heures du matin. Elle n'a pas l'air triste de partir. Elle ne montre aucune émotion. Je suis déconcerté. Je ne comprends pas. Je lui dis au revoir.


Mercredi 10 mai 2017 – 08h45 – Bangkok, Thaïlande (J-18)

Je me sens un peu perdu. Plus de Pouille, plus de raison d'être à Bangkok. Il est temps de repartir pour de nouvelles aventures.

09h30

Restaurant dans une rue près de chez moi.

Je suis dépité et écœuré.

12h00

Dans mon lit. Déprimé.

Je repense à ma technique de l'acceptation et de la pensée compulsive. Je vais voir si cela va fonctionner.

Tirer les leçons de mes erreurs.

Au début, Pouille était folle amoureuse jusqu'à ce que je fasse le con que j'aille voir ailleurs er qu'elle s'en rende compte.

Il est temps de trouver une autre fille qui parle mieux anglais mais qui me plaise tout autant et ne pas faire le con.

Ça serait bien qu'elle puisse partir en vacances avec moi.

A présent, je vais faire mon petit cours de billard quotidien.

Pas de bière normalement car c'est le jour du gros bouddha. Normalement, car ici c'est la Thaïlande. La serveuse me sert discrètement une Singha dans un gobelet en plastique.

Je discute un peu avec les deux barmaids qui me conseillent d'aller à Pattaya. Je crois que je vais les écouter.

14h45

Je n'ai plus beaucoup d'argent dans mon budget quotidien mais craque quand même pour un massage des pieds.

03h00

Margarita Storm Bistro

Demi-finales de la ligue des champions Athletico Madrid - Real Madrid. Victoire de l'Athletico 2-1 mais qualification du real pour la finale.

04h30

Petit tour dans la rue Sukhumvit. Je croise Sachia une jeune ougandaise sublime.
- How much ?
- 1500 short time
- How much suck only ?
- 1000 baths
- Ok go

On part à l'hôtel. Elle se déshabille à moitié et me fait admirer les courbes majestueuses de son corps somptueux. Peau d'ébène. Longs cheveux. Petit cul magnifique. Seins énormes et fermes comme j'en ai rarement vu. Tellement beaux qu'on dirait presque des faux.


Jeudi 11 mai 2017 - 11h00 – Bangkok, Thaïlande (J-17)

Le temps passe trop vite. L'argent part trop vite.

Je suis totalement perdu. La meilleure chose qui pourrait m'arriver serait de devenir écrivain et de gagner assez d'argent pour vivre en Thaïlande.

14h45

Terrasse du Corner Bar à Soi Cowboy.

Et là, qui je vois arriver de nulle part ? Pouille. Grand sourire. Elle me croise et m'esquive, ne vient pas me parler.

Je crois que mes chances se rapprochent de zéro. J'ai tellement fait le con que je comprends et me dit que c'est normal. Je ne peux ne m'en prendre qu'à moi-même. Rien ne sert de pleurer. Il faut accepter et passer à autre chose.

Accepter et ne pas se laisser prendre par la pensée compulsive et les ruminations.

J'en suis là de mes pensées quand je reçois un message Facebook de Pouille : « you dont have to go to the store. I go to your room afterwork. Ok? »

Je ne sais plus quoi penser. Je suis à la fois heureux et perplexe.

21h45

Heureux et perplexe toujours.

03h16

Message de ma dulcinée : "drunk, can not come"


Vendredi 12 mai 2017 – 11h00 – Bangkok, Thaïlande (J-16)

Putain 16 jours avant mon retour en France, je n'y crois pas. Cela me fait vraiment mal au cœur mais ce n'est pas grave, il faut que je trouve le moyen de terminer ce livre et revenir à nouveau plein d'argent dans ce beau pays du sourire.

Cette fois ci j'ai tracé un trait définitif sur Pouille. C'est mieux ainsi.

12h00

Accepter l'insatisfaction inhérente à ce monde

De toutes les filles que compte Soi Cowboy, il y en a bien une avec qui ça pourrait marcher.

Il faut qu'elle parle anglais. Qu'elle me plaise physiquement et mentalement. Qu'elle accepte de partir en vacances ensemble.

Savoir tourner la page, rapidement.

15h00

Fin de la sieste. Petit donut. Cours de billard. Massage des pieds.

Coup de bluff. J'arrive à l'Afterskool Bar, Pouille part au même moment avec un client vieux et gros. Je prends quelques verres avec une fille magnifique. Pouille revient et ne veux pas me parler.

Je pars me saouler la gueule au Cowboy 2 où je rencontre une très jolie jeune fille à qui je propose le mariage puis je finis au Crazy House où je craque pour Ray.


Samedi 13 mai 2017 – 10h45 – Bangkok, Thaïlande (J-15)

Pouille m'a enlevé de ses contacts Facebook.

15h30

Savoir tourner la page rapidement
Notamment celle des femmes.
Journée de deuil today.


Dimanche 14 mai 2017 – 13h00 – Pattaya, Thaïlande (J-14)

Putain, plus que 14 jours avant mon retour en France, je ne m'en remettrai jamais de ce compte à rebours.

Il est temps de partir vers de nouvelles aventures.

Direction : Pattaya

Je suis content de partir. Cela me fait du bien de changer d'air.

Peut-être est est-ce la solution. Continuellement changer d'air et avancer vers de nouveaux horizons, de nouvelles aventures, de nouvelles découvertes.

17h45

Arrivé à l'hôtel à Pattaya. Le moins que l'on puisse dire est que l'arrivée n'est pas de plus somptueuses. Pollution, embouteillages, saleté dans la ville. Je commence à comprendre tous les commentaires que j'ai lus et entendus au sujet de cette ville. Heureusement, la piscine de l'hôtel est agréable.

Je décide d'aller faire un tour à la plage même si le soleil se couche bientôt.

20h45

La plage est aussi polluée que l'on me l'avait dit mais cela ne m'a pas empêché de prendre un bon bain de mer puis de bien profiter de la piscine.

A présent, je dine dans un restaurant près de Walking Street, le quartier chaud de la ville.

D'après Wikipédia, Pattaya est une station balnéaire de Thaïlande internationalement connue qui accueille chaque année plusieurs millions de touristes, avec une importante composante de tourisme sexuel.

Je décide de faire un petit tour des lieux pour voir de quoi il en retourne.

Un groupe joue « rape me » de Nirvana en plein Walking Street, devant ses filles dénudées à perte de vue et des colonies de chinois avec leurs gosses de 10 ans. Drôle de civilisation quand même.

Quelques mots fusent pendant que je traverse la rue : body massage, marijuana, cocaïne, russian girls.

Je suis à la limite de craquer pour un massage à l’huile avec une fille très jolie mais je demeure fort et refuse ce petit moment d'intimité.

Finalement, je suis presque déçu ; Walking Street ressemble plus à un Disneyland pour adulte qu'à autre chose. Tout y semble factice et artificiel.

Je décide faire la tournée des gogos et voir ce que la bête a dans le ventre.

J'opte pour le Taboo. J'espère que ce sera un bon début.

Première impression : il n'y a pas de jolies filles. Moi qui pensais qu'elles avaient toutes déserté Bangkok pour Pattaya.

Deuxième impression : la musique est beaucoup trop forte. Impossible de discuter avec une de ces jeunes femmes de compagnie.

Une jeune fille aux seins nus termine sa danse puis fait un signe de révérence pour remercier bouddha.

Troisième impression : les filles ont beaucoup trop de tatouage alors que la nature leur a offert de si joli corps. Pourquoi les altérer de cette façon ?

2e tentative : le Skyfall. L'endroit est beaucoup plus accueillant et a un choix plus important de filles, qui semblent plus jolies aussi.

Première impression : les prix sont prohibitifs. Barfine 1000 + 3000 pour la fille pour le short-time.

Deuxième impression : je viens de croiser une fille magnifique (il faut dire qu'il y en a beaucoup ici) et qui parle très bien anglais. Elle me rappelle Mint (une fille avec qui j'étais sorti il y a deux ans et avec qui on avait passé des moments des moments merveilleux) mais en beaucoup plus jolie.

Je lui offre un verre. Elle part danser. Je sais que je ne la barfinerai pas pour boom-boom ce soir. Pas trop envie et surtout pas les moyens. Elle m'a dit que je peux la barfiner pour aller danser en discothèque et déjà c'est une idée qui m'enchante beaucoup plus.

Ce n'est pas une bombe atomique mais elle a un sourire ravageur et un corps très joli. Et en plus elle n'a pas de tatouage. 

23h45

Première nuit difficile à Walking Street. Difficile surtout de ne pas dépenser trop d'argent. Rendez-vous demain pour aller danser avec la fille du Skyfall mais je ne le sens pas. Elle me plait physiquement. Elle parle très bien anglais. Mais mentalement, je ne suis pas sûr que ça va le faire. Mais cela se tente.


Lundi 15 mai 2017 – 11h00 - Pattaya, Thaïlande (J-13)


J'ai changé d'hôtel pour le Beverly Hôtel Suite mais ce n'était probablement pas une bonne idée.

Je suis fatigué et crois que je vais dormir toute la journée. Je crois aussi que je vais faire des folies ce soir.

Je m'interroge aussi sur mes valeurs. Quelles sont-elles ?

Est-ce que fumer et me détruire la santé fait partie de mes valeurs ? Est-ce que payer pour sortir avec une fille fait partie de mes valeurs ?

Je ne sais pas.

Que signifie "vivre en accord avec soi-même » ? Vivre en accord avec ses valeurs ?

Petit tour dans Walking Street à 11h du matin. Décalé. Je résiste à la tentation d'un rabatteur pour un massage savonneux.

Je commence à comprendre l'idée de péché de jésus et de rédemption.

« Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. »

L'important n'est pas de pécher mais de savoir qu'elles sont nos valeurs et quand nous repentir sincèrement lorsque l'on s'en écarte.

18h30

Riz frit avec œuf et crevettes et coca cola à Nana Seafood sur Walking Street. Un festin. Je suis affamé.

Un bon moyen de trouver le bonheur peut être de côtoyer des gens heureux et de s'inspirer d'eux, prendre des renseignements sur leur vie et leur façon d'être, leur demander des conseils ; faire une étude par moi-même sur eux.

Si eux y arrive, il n'y a pas de raison que je n'y arrive pas. De plus, leur exemple donne envie et motive et permet de voir que la chose est réalisable.

Voici quel pourrait être le nouveau but de mon voyage.

Plutôt que rechercher des filles jolies qui parlent anglais, rechercher des gens heureux.

20h45

On continue la tournée des gogos de Walking Street.

A présent, le Bliss. Beaucoup de choix. Beaucoup de jolies filles. Je suis le seul client. Cela fait bizarre. Barfine 1500. Et 1000 après 23h. Short time 3000. Long Time 5000.

On continue : le Mandarin
2, 3 filles retiennent mon attention.
Plus de jolies filles qu'au Bliss.
Par contre, les barmaids poussent à la conso.

150 baths pour les lady drink. Même prix que dans les autres gogos pour les barfines, long time et short time. Cela semble être les mêmes prix pour toute la rue.
Après leur danse, les jolies filles déguerpissent je ne sais où. Tant pis pour elles, je décampe.

The Lighthouse. C'est la folie la plus totale dans ce gogo. Un riche chinois ou japonais jette les billets de 20 baths par centaines. Les filles se jettent dessus comme des mortes de faim. C'est très drôle à voir. Et pathétique bien sûr. Il balance près de 5000 baths comme ça. Pas loin de 250 billets. Les filles sont en folie. Le bar en fusion. Je n'ai jamais vu ça. Il paie les tournées de tequila à foison. Une troupe de 7 filles est en permanence avec lui. Comme un harem. Les filles sont les moins belles que j'ai vu jusqu'alors mais je ne reste rien que pour toute cette folie ambiante et voir le riche asiatique déclencher des scènes d'hystéries collectives. C'est reparti. Le chinois rebalance les billets. C'est incroyable.

Le vieux chinois ne ressemble à rien, un pantalon trop large, une chemise hawaïenne et un bob beige sur la tête. La scène est tellement drôle.

Tout le monde, même les clients, n'ont d'yeux que pour le vieux chinois et se demande quand il va remettre ça.

Il est parti pour claquer 50.000 baths rien que pour amuser la galerie.

Le riche fini par demander son addition. Le voilà qui redistribue les billets. Toutes les filles le suivent jusque dans la rue.

Ensuite, je vais au Sugarbaby, et cela devient really stronger. Les filles sont carrément nues sous une douche en train de se savonner. D'autres sur une scène miment l'acte sexuel tandis que Bein Sport retransmet sur quelques télévisions les buts de la dernière journée du championnat de football anglais. Je sens que je tombe au 33e dessous. Et que je commence à être un peu saoul. Cette soirée risque de mal finir. Surtout que les filles, à défaut d'être très jolies, sont hyper amicale, même sans drink. Il parait que de nombreux gogos sont à vendre. Une affiche l’atteste dans les toilettes. Celui-ci est à vendre 15 millions de baths. 400 000 euros. Pattaya est en crise. Les filles ne sont pas très jolies. Je change de gogo.

Après quelques parties de billard, me voici au G-spot. Il est 23h45 et je ne crains que les plus jolies filles ne soient déjà parties. Ici : danse nue, simulation d’acte sexuel et autres danses en petites jupettes. Je commence à être sérieusement bien amoché par l'accumulation d'alcool.

Une fille a le mot « fuck » tatoué sur une fesse et le mot « ass » sur l'autre. Et en plus elle est trop jolie.  Elle part boire un verre avec un gros chauve. Je suis dégouté. La qualité des autres filles est assez quelconque. J'allume une énième cigarette. Je commence à être bien attaqué et crois que je vais bientôt craquer pour une fille. Les filles sont moyennes (à part celle qui a le tatouage fuck ass sur le cul) alors je change de bar.

Cette fois ci me voici au bar des russes. Virgins. Dépenses 1000b assurés. Je me suis fait baisé. Ce n'est pas grave. On n’a qu'une seule vie. Angelica est mon guide pour ce moment. Elle parle très bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Ce bar est la pire arnaque du siècle. La moindre danseuse vient racketter des billets de 100 pour je ne sais quelle raison.

00h30

Retour au Skyfall pour essayer de retrouver ma lady d'hier mais je sens que ça va être compliqué. Elle est déjà dehors et quelqu'un a payé le bar pour elle.

Je me rends compte qu'il va être difficile de trouver une jolie fille à cette heure-ci. Elles sont déjà toutes de sortie.

Ce n'est pas grave, on ne s'arrête pas en si bon chemin. Life goes on! 

01h00

Me voilà au Fahrenheit à présent. Et voilà que je craque enfin. Une fille que je ne connais ni d'Eve ni d’Adam vient me masser les épaules. Je me retourne et l'embrasse de toutes mes forces. Elle est magnifique. Je lui glisse un doigt dans l'entrejambe en écartant sa culotte puis deux. Puis un autre doigt dans le cul. Elle kiffe. On kiffe. La musique monte de plus en plus. C'est de la folie. Elle part danser. Folie totale. Je sens encore mes doigts en elle toute chaude.

Cet endroit est de la folie totale. Je tripe comme jamais. Mots indescriptibles. Pas loin de gerber.

02h30

Ça y est je craque 1000+2000 baths

Quoiqu'il arrive cette soirée aura été pleine de joie de bonheur et d'amour.

La partie de sexe est fantastique. Siri est très, très bonne. Je la prends dans toutes les positions. Elle est très, très chaude et très humide.


Mardi 16 mai 2017 – 20h30 – Pattaya, Thaïlande (J-12)

On continue la tournée des gogos avec le D-club cette fois ci. Deux scènes de danse. Beaucoup de filles présentes en ce début de soirée mais elles ne sont pas très jolies. Je crois que je ne vais pas rester longtemps.

The Iron Club. 5 filles qui dansent et elles ne sont pas très jolies.

Airport Club. Ambiance avion et hôtesse de l'air. Une dizaine de filles qui dansent. Une à peu près jolie. J'entre et ressort directement.

Sensation A Gogo. Beaucoup, beaucoup de filles. Grosse ambiance. Encore des asiatiques qui lancent des billets en l'air. Quelques très belles filles.

Runaway. Ambiance très différente. Petit gogo familial. Une seule scène. Une quarantaine de filles en tout. Pas beaucoup de jolies filles.

Je reçois un message de Siri, ma compagne d'hier soir.
- Sorry last night i too drunk
- It's ok i was drunk too
- I wish see you again. You want come see me tonight?
- Maybe tomorrow
- Ok

Ginza. Moins de dix filles qui dansent. Pas de jolies filles. J'entre et je ressors.

Glass House. Idem.

The Palace. Beaucoup de filles. Le gogo en est inondé à vrai dire. Malheureusement, il y a déjà beaucoup de client et les plus jolies filles sont déjà prises. Vraiment très bon bar. L'ambiance est surpeuplée. A peine si je n'ai pas un chinois sur les genoux. Une fille me plait mais je l'ai perdu de vu. J'attends et prend le risque de la perdre forever. Je lui offrirai un verre quand je la retrouverai. Ça y est la revoila. Elle repart danser. Je lui offre un verre. Elle me fait un grand sourire. Elle porte le numéro 13. Elle est magnifique mais comme beaucoup de très jeune filles (dix-neuf ans) elle ne parle pas, ou quasiment pas, anglais. Big problem. No problem. Moments inoubliables. Surpopulation dans le bar. Je n'ai jamais vu ça.

Un client rentre dans le bar. Elle lui dit bonjour et semble très heureuse de sa présence. Elle termine son verre, me dit qu'elle va parler avec sa sœur puis ne revient pas. Je vais aux toilettes et la croise assise à côté du fameux client, probablement plus généreux que moi. #dureréalitédelavie.

Sweethearts. 5 danseuses. Bye bye.

01h15

Retour à la réalité. Pas de fille dans mon lit ce soir mais ce n'est pas plus mal. Pour mon portefeuille surtout. il me reste 500 baths pour deux jours. Je ne sais pas comment je vais faire. Il va falloir trouver une solution.

Il n'y en a qu'une seule. Quitter au plus vite cette ville de débauche.

Mais pour aller où ?

Je crois que je vais prendre le ferry pour Hua Hin.


Mercredi 17 mai 2017 – 06h45 – Pattaya, Thaïlande (J-11)

Putain plus que 11 jours. Je ne m'en remettrai jamais.

Impossible de dormir cette nuit. Cogitations nocturnes.

Bilan de la réflexion : il faut faire des choses bien dans la vie pour que les gens bien et épanoui fasse partie de mon cercle d'amis pour que je me sente ensuite épanoui. (La recette du bonheur du jour)

Puis je suis je suis ressorti au Palace voir si la fille que je trouvais super mignonne était toujours là mais elle était partie alors j'ai envoyé un message à Siri. Je suis allé la chercher à la sortie de son travail. Il pleuvait. On a marché jusqu'à mon hôtel puis on a fait l'amour. C'était très bien. Elle a eu un orgasme. Puis moi. On a beaucoup parlé ensuite. Enfin, surtout elle. Elle m'a dit qu'elle avait des contrats de 10 jours payés 12.000 baths si elle faisait plus de 50 drinks, soit 36.000 baths par mois, somme qu'elle envoyait à sa famille pour son enfant de 7 ans. Le reste de l'argent, environ 20 à 30.000 baths provenait de ses shorts et longs-time. Argent qu'elle gardait pour elle, pour sa nourriture, son logement et le reste.

Elle m'a dit aussi qu'elle était restée 3 ans avec un américain qui la payait 40.000 baths par mois mais elle l'avait quitté car il la trompait avec beaucoup de filles notamment sa meilleure amie.

Il était apparemment très triste de la situation et lui proposait maintenant 100.000 baths par mois pour la récupérer, soit près de 2600€.

Mais elle m'a dit qu'elle était contente d'avoir retrouvé sa liberté même si son travail est très dur.

Elle veut qu'on remette ça une 2e fois, gratuitement, mais je suis trop épuisé.

Elle me dit qu'elle veut rester dormir avec moi.

Je crois qu’elle m’aime bien.


Mercredi 17 mai 2017 – 18h30 – Pattaya, Thaïlande (J-11)

Le soleil vient de se coucher. Je me réveille à peine. J'ai dormi tout le jour.

Voilà. Ça sent le sapin à présent. Plus qu'une dizaine de jours de vacances. Mais ainsi va la vie. Cela ne fait que me renforcer dans l'idée de profiter de chaque instant, chaque seconde, chaque moment qui passe.

Douche.

Je suis affamé.

19h00

Ready to go (go)

20h45

The Palace. Il y a déjà une dizaine de clients. Preuve que la place est bonne. Et là qu’elle n'est pas la mauvaise surprise de voir que la fille pour laquelle je viens est déjà prise. Puis elle s'en va du bar au bras de l'homme.

21h00

Infinity. Sale odeur de tabac froid. Arriverais-je à trouver une fille qui me plaise pour mon dernier soir à Pattaya ? Pas de jolies filles. Je me casse.

Bypass. Pas beaucoup de filles. Pas de jolies. Je ressors.

Crazy House. Idem. Je deviens exigeant.

Windmill. Star A Gogo. Naughty Girls. Super girl. Living Dolls. XO Club. Baccara. Wildcats. Pheromone.

Peppermint. Je trouve une jolie fille aux yeux magnifiques. Elle sera ma compagne du soir.


Jeudi 18 mai 2017 – 14h30 – Pattaya, Thaïlande (J-10)

Je pense toujours en boucle à la fille du Palace que je n'ai pas réussi à avoir. La numéro 13. Me portera-t-elle malchance ? J'ai hâte de là revoir. Et hâte de partir de cette ville de malheur et de perdition.

15h30

Encore 5 heures à attendre.

17h00

Je me promène du côté du Soi 6. Plein de Beer Bars. Le pied.

Je trouve une fille magnifique au Miss B Heaven.

Mais toujours le même problème car comme toutes les très jeunes filles, elle parle à peine anglais.

Encore un petit cul et une petite bouche magnifiques.

Excellente baise. La moins chère de toute paradoxalement. Elle a la chatte bien fraiche, toute épilée et bien saine. Je la lèche jusqu'à ce qu'elle mouille puis l'enfourche. C'est quand même mieux ainsi.

Une fois de retour au bar, elle n'ose pas demander son argent, demande à la mama-san de demander pour elle mais celle-ci lui dit que c'est à elle de le faire, comme une grande fille alors elle se retourne vers moi et tend la main. Je lui glisse un billet et elle esquisse un grand sourire. Elle me fait un bisou sur la bouche et me dit : « Hope to see you soon darling ! »

Il est 19h15, le soleil s'est couché. Des rats se promènent sur la plage, au milieu de quelques touristes restants et de familles thaïes.

Je vais sur la grande partie du front de mer pour la première fois. Dieu que la baie est belle. Et dieu ce qu'elle est polluée de 1001 façons. Bateaux de toutes parts. Bétonnage massif de la cote. Rats. Détritus. Mégots. Plastique. On ne fait pas 5 mètres littéralement sans croiser une prostituée freelance. La plupart ont 30/40 ans bien sonnés et ne sont pas très jolies. Mais contrairement à Bangkok, elles n'accostent pas les clients et demeurent très en retrait, attendant que ce soit le client qui fasse le premier pas. Quelques rats à nouveau. Deux flics. A 5 mètres de là, un gars me propose de la marijuana. Deux mètres plus loin, deux enfants de 5 ans jouent avec un bâton. A nouveau un flic. A nouveau une prostituée. Deux blondes occidentales discutent assises au bord de l'eau.

Quelques pêcheurs. Plus on se rapproche de Walking Street, plus les hordes de chinois se font massives. Les indiens sont nombreux aussi mais apparemment ils préfèrent plutôt les salons de massage.

Au final, le plus impressionnant dans toute cette activité c'est le calme, la tranquillité et la sérénité qui s'en dégage. Les gens parlent sans hausser le ton, il n'y a pas de cri, de chahut ni d'enfant de 15/18 ans ou de racailles qui trainent comme en France. Ici le front de mer appartient aux adultes calmes et consentants.

Quatre bus entiers arrivent, se garent et déversent leur flot de touristes chinois. La panneau "Walking Street" apparait à 30m de là. Une chinoise me marche sur le pied et continue son chemin sans s'excuser.

Walking Street. Nous y voilà. La puanteur tout d'abord. La chaleur. Les néons de toute part. La saleté. Les eaux croupies. Les mégots et détritus en tout genre. La musique ensuite. Une troupe de 30 chinoises pose en groupe devant l'entrée des bars et des lumières. C'est au tour d'une petite chinoise de poser les deux doigts en forme de V devant l'appareil de sa maman. On entend le son de 3 concerts en même temps dont un Hey Joe version Jimi Hendrix. Sacré Jimi, s'il avait su quelle portée a eu sa musique depuis, joué jusqu'au fin fond des bouges de Pattaya devant des cohortes de chinois mal polis ! Une chinoise me bouscule sans s'excuser. C'est à peine si elle ne me repousse pas du bras.

Le son de Hendrix se rapproche. Les néons du Palace aussi.

C'est au tour de Neil Young d'avoir son moment de gloire au Black Bar. Très bonne reprise de Rockin’ In A Free World.

Le Palace n'est plus qu'à quelques dizaines de mètres.

21h00

Ma chérie est dispo. Je la prends directement et la gave de tequila. Le Palace est déjà bondé. C'est de la folie ce gogo.

Soirée de folie. Pas de mots pour décrire. C'est juste incroyable.

Cette fille est juste trop une grosse bombe. Une bombe atomique. Sex bomb.

01h00

Fait deux fois l'amour avec numéro 13. Mon meilleur coup depuis que je suis en Thaïlande, ex-aequo avec Pouille.

C'était tellement bon que maintenant j'hésite à partir de Pattaya.

La seule chose que je n'aime pas, c'est qu'elle vient se blottir contre moi pour dormir. Je déteste cela même si je trouve ça très mignon. Mais cela m'empêche de dormir. Mais la nature est ainsi faite. Les femmes aiment avoir et sentir une présence masculine près d'elle qui les rassure; c'est ce qu'elle me dit en tout cas.


Vendredi 19 mai 2017 – 19h30 – Pattaya, Thaïlande (J-9)

Putain J-9.

20h30

The palace

5 4 3 2 1. Final countdown de Europe. Toutes les filles rassemblées sur scène. Magique.

Je pars avec numéro 13. Elle est parfaite. Elle est belle. Elle est drôle. Elle est sexy. Elle est jeune. Elle ne se prend pas au sérieux. Elle ne pousse pas du tout à la dépense. Elle rigole tout le temps. Elle a de bons délires. Elle est parfaite.


Samedi 20 mai 2017 – 10h15 – Pattaya, Thaïlande (J-8)

Putain J-8. Quelle tristesse.

Je prends le ferry pour Hua Hin. Hâte de découvrir cette ville en espérant qu'elle sera un peu moins bétonnée et dépravée que Pattaya.

18h00

Je prends l'apéro dans la zone des Beer Bars. Je trouve un bar, l’Amata, avec une fille magnifique. Belle comme une déesse. Elle est tellement belle qu'elle ne peut pas être célibataire. Il y a une petite fille à côté d'elle. Est-ce sa fille ? Je lui offre un verre. Elle prend un coca. Mais reste assise au bar. Il faut laisser les choses se faire doucement. Et puis de toute façon elle est tellement belle qu'elle n'est pas célibataire. Une évidence. Ou peut-être y a-t-il 10% de chance qu'elle le soit. Bon de toute façon, les choses se corsent. Elle reste bloquée sur son portable. Ne me parle pas. Ne me regarde pas. C'est foutu. Foutu pour foutu autant tenter quelque chose. On va tenter le jeu des sourires et des regards. Le portable est une terrible invention.

Après une petite discussion, j’apprends qu’elle vit avec 6000 baths par mois. 2500 pour le loyer. Sa sœur a deux bars. Personne ne vient dans celui-ci car il est trop petit et surtout parce que les occidentaux préfèrent ceux où il y a des filles qui vont avec les clients. Elle a un petit ami suédois depuis 1 mois et pense être enceinte de lui.

22h15

Je croise une fille magnifique au bar N&G. Elle s’appelle Linly. Je ne le sais pas encore mais c’est le début d’une belle histoire qui va durer jusqu’à la fin de mes vacances. Elle est prise avec un autre client mais ce n’est pas grave. Cela sera pour demain.


Dimanche 21 mai 2017 – 19h45 – Hua Hin, Thaïlande (J-7)

Massage avec fin heureuse blow job dans un salon.

Puis je retourne au bar N&G retrouver Linly qui est disponible à présent.

Je passe la journée avec elle. Restaurant. Plage. Câlins.


Lundi 22 mai 2017 – 12h45 – Hua Hin, Thaïlande (J-6)

Journée passée avec Linly


Mardi 23 mai 2017 - 13h00 – Hua Hin, Thaïlande (J-5)

La routine continue.
Toujours avec ma chérie. 
 

Mercredi 24 mai 2017– Hua Hin, Thaïlande (J-4)

Idem


Jeudi 25 mai 2017 – Hua Hin, Thaïlande (J-3)

Idem


Vendredi 26 mai 2017 – Hua Hin, Thaïlande (J-2)

Idem


Samedi 27 mai 2017 – 20h30 – Bangkok, Thaïlande (J-1) 

Retour à Bangkok et au bar Cowboy 2 sur Soi Cowboy où je retrouve June, une fille sur laquelle j’avais flashé. Je lui propose 4000 mais elle tient absolument à ses 5000 du coup je laisse tomber.

23h30

J’appelle Sachia, la belle ougandaise que j’avais croisé quelques semaines auparavant, et lui donne rendez-vous sur Sukhumvit soi 7. On va dans l’hôtel le plus proche et passons un très bon moment.


Dimanche 28 mai 2017 – 22h – Bangkok, Thaïlande (Jour du départ)

Je couche avec une jolie jeune fille du Corner Bar situé à l’entrée de Soi Cowboy. Elle est magnifique et nous passons un excellent moment ensemble. Nous restons une heure trente dans la chambre dans les bras l’un de l’autre, moi à comater et elle à me faire des petites caresses dans les cheveux. Délicieux moment d’une communion d’une rare intensité.

Au moment de partir, elle me voit prendre mon sac à dos et comprends alors que je repars dans mon pays. « Paï falangset » lui dis-je. Je retourne en France. Elle semble toute émue et surprise. Elle me prend dans ses bras, me serre fort et m’embrasse sur la bouche d’un long et délicieux baiser.